60 enfants sans toit à Tamatave : une vente solidaire pour reconstruire leur orphelinat
Océanie

60 enfants sans toit à Tamatave : une vente solidaire pour reconstruire leur orphelinat

À Fénay, une vente caritative tente de réunir 3 500 euros pour redonner un abri décent à des orphelins malgaches.

Soixante enfants malgaches, âgés de 3 à 18 ans, attendent toujours que leur toit soit réparé. Depuis le 10 février, date à laquelle le cyclone Gezani a ravagé l’orphelinat de Tamatave à Madagascar, leur quotidien se déroule dans un bâtiment largement éventré, sans cantine fonctionnelle, sans douches ni toilettes en état. Trente minutes ont suffi à effacer quinze ans de travail.

C’est pour eux que l’association bourguignonne Bourgogne solidarité Madagascar, connue sous le nom de Bosoma, organise ce samedi 29 août une exposition-vente devant le 8, rue de la Croix-Molphey, au hameau de Domois, à Fénay. La manifestation se tient de 14 à 19 heures.

Hubert Degrenne, président de l’association, ne mâche pas ses mots. “Cette vente est en quelque sorte un S.O.S. lancé par l’association, qui vient en aide depuis une quinzaine d’années à l’orphelinat de Tamatave”, dit-il. En une seule tempête, le cyclone a détruit 60 % des infrastructures que Bosoma avait progressivement financées grâce à 30 000 euros réunis auprès de ses soutiens. Des réalisations pensées pour améliorer le quotidien des enfants, réduites en grande partie à néant en une demi-heure.

Les besoins sont précis et chiffrés: remettre en état la cantine, les toilettes, les douches et la maison d’accueil. Le budget prévisionnel s’élève à 5 000 euros. Bosoma dispose à ce jour de 1 500 euros, qui seront remis lors d’un voyage prévu en octobre. Il manque donc 3 500 euros pour boucler le financement et permettre que les réparations démarrent dans des délais raisonnables.

Ce samedi, des produits malgaches seront proposés à la vente: épices, vanille, poivre sauvage, ainsi que des articles locaux. Chaque achat est une contribution directe à la reconstruction d’un toit ou d’un bloc sanitaire pour des enfants qui n’ont pas d’autre abri.

Hubert Degrenne lance également un appel complémentaire, concret et accessible à tous. “Par ailleurs, si dans vos tiroirs dorment téléphones mobiles, tablettes, lunettes, merci de les apporter ce samedi lors de la vente ou de nous les faire parvenir à notre adresse”, précise-t-il. Ces objets oubliés au fond d’un placard (et souvent jugés inutiles) peuvent prendre une nouvelle valeur lorsqu’ils bénéficient à des enfants qui manquent de tout.

Derrière les chiffres, ce sont des visages d’enfants entre 3 et 18 ans dont le quotidien dépend directement de l’issue de cette collecte. Bosoma a passé quinze ans à construire, pas à pas, un cadre de vie un peu plus digne pour eux. Le cyclone Gezani a tout remis en question en quelques instants.

Ce samedi après-midi à Fénay, la question qui reste ouverte est simple: combien de ces 3 500 euros manquants seront réunis avant que le soleil se couche sur la rue de la Croix-Molphey?

Questions-réponses

Combien d'enfants sont affectés par la destruction de l'orphelinat de Tamatave, et quel est leur âge?

Soixante enfants âgés de 3 à 18 ans vivent dans l'orphelinat de Tamatave depuis que le cyclone Gezani l'a ravagé le 10 février.

Quel est le montant total nécessaire pour les réparations, et combien manque-t-il encore?

Le budget prévisionnel s'élève à 5 000 euros. Bosoma dispose de 1 500 euros, il manque donc 3 500 euros pour boucler le financement.

Où et quand se tient l'exposition-vente organisée par Bosoma?

La vente se tient le samedi 29 août, de 14 à 19 heures, devant le 8, rue de la Croix-Molphey, au hameau de Domois, à Fénay.

Quels types de dons ou d'achats peut-on effectuer lors de cet événement?

Les visiteurs peuvent acheter des produits malgaches (épices, vanille, poivre sauvage, articles locaux) et apporter des téléphones mobiles, tablettes ou lunettes inutilisés.