Lova Rakotoarisoa est rentré de Bron les bras chargés. Un titre supplémentaire, un palmarès qui s’étoffe encore : le joueur malgache, déjà champion du monde en doublette mixte et vainqueur de la Marseillaise 2025, a remporté le Mondial de Bron au terme d’une finale que personne, ou presque, n’aurait osé imaginer. En face de lui : ses propres compatriotes. Une finale 100 % malgache, inédite dans l’histoire de la compétition.
Pour les joueurs présents, pour leurs familles restées à Madagascar et pour toute la communauté pétanque de l’île, le week-end des 29 et 30 août a représenté bien davantage qu’une victoire sportive. C’était la confirmation, nette et collective, que leur pays occupe désormais une place à part entière dans la hiérarchie mondiale de la discipline.
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Rakotoarisoa a partagé ce triomphe avec Faralahy Ramanantiaray, vice-champion du monde tête-à-tête connu sous le surnom de Baloty, et Steph James Rakotonirina. Ensemble, ils ont dominé la finale sur le score sans équivoque de 13 à 4, laissant leurs compatriotes sans réponse. Parmi les vaincus figurait pourtant un joueur surnommé « Tonnerre », lui-même vainqueur de la Marseillaise 2026, ce qui illustre le niveau exceptionnel qui régnait des deux côtés du boulodrome.
Le chemin vers le titre n’avait rien d’une promenade. En huitièmes de finale, la triplette de Rakotoarisoa a dû écarter Jason Giraud, Dylan Dubois et Laurent Dumont, deux noms qui font figure de phénomènes dans le milieu. Puis, en demi-finale, le défi s’est corsé davantage : leurs adversaires étaient à nouveau des compatriotes, Yves Rakotoarisoa et Zigle, accompagnés de Franck Picq, licencié à Décines.
De l’autre côté du tableau, la triplette menée par Razanadrakoto Tiana Laurens, Andriamahandry Tafita Angello et Ratolojanahary Jean Michael a suivi le même chemin, avec la même autorité. En quarts de finale, ils avaient écarté David Glatre, Carlos Assuncao et Mickaël Baldino sur le score de 13 à 6. En demi-finale, Michel Reygaza, Enzo Rosati et Gregory Guille ont cédé à leur tour, sur un score de 13 à 9. Deux équipes malgaches, deux parcours impeccables, une seule grande finale.
Pendant ce temps, à Saint-Florentin dans l’Yonne, les meilleurs joueurs de la discipline se disputaient le maillot bleu-blanc-rouge en doublette. Bron, elle, vivait au rythme d’une domination collective venue d’un seul pays. Le plateau du Mondial est devenu, le temps d’un week-end, la vitrine exclusive du savoir-faire malgache.
Pour Lova Rakotoarisoa en particulier, ce nouveau titre confirme une trajectoire que peu de joueurs de sa génération peuvent revendiquer : enchaîner les succès sur des formats variés, face à des adversaires venus de toute la France. Il ne s’agit plus d’un coup d’éclat isolé, mais d’une régularité qui pose une question simple pour les compétitions à venir : jusqu’où cette génération malgache peut-elle encore aller ?