Dipavali 2026 à La Réunion : la fête des lumières en program
Océanie

Dipavali 2026 à La Réunion : la fête des lumières en program

Une économie festive portée par les collectivités et associations locales

Le 8 novembre 2026, selon le calendrier hindou, marque le Dipavali, également appelé “Divali” en Inde. À La Réunion, cette fête des lumières, dont le nom vient du sanskrit où “dipam” signifie “lampe” et “vali” désigne une rangée, s’impose désormais comme un moment fort sur l’ensemble du territoire. Le rendez-vous mobilise collectivités, associations et public autour d’un programme d’événements qui s’étale sur plusieurs semaines, un calendrier qui fait désormais tourner toute l’économie festive de l’île.

Si les origines de la célébration varient selon les régions du sous-continent, sa symbolique demeure partout la même : la victoire du bien sur le mal, du savoir sur l’obscurantisme, de la lumière sur les ténèbres. Dans le sud de l’Inde, le Dipavali commémore la victoire du dieu Krishna sur le démon Narakasura dans le Mahabharata. Dans le nord, il célèbre le retour triomphal du seigneur Rama et de son épouse Sita à Ayodhya, au bout de 14 ans, après la victoire sur le démon Ravana, selon le Ramayana, l’une des grandes épopées indiennes. C’est aussi l’occasion d’honorer Lakshmi, la déesse de la prospérité et de l’abondance.

Jean-Luc Amaravady, président de la Fédération des associations tamoules de La Réunion, souligne la portée de cet événement, qui a d’ailleurs obtenu une reconnaissance mondiale à l’UNESCO. “À travers le Dipavali, on fête la victoire de la connaissance sur l’ignorance. C’est la connaissance qui fait avancer, qui fait grandir, et qui nous amène à réfléchir”, explique-t-il. Ce dimanche, la fête sera surtout marquée par des rituels à la maison ou dans les temples, dans la matinée. L’après-midi est ensuite consacré aux visites familiales, chez les aïeux, “pour leur apporter la lumière et qu’ils puissent aussi nous transmettre leur lumière, que nous continuions à avancer”, précise-t-il.

L’ancrage réunionnais de cette tradition remonte au début des années 90. C’est à Saint-André qu’ont été organisées les premières célébrations, dès 1990, réunissant déjà plusieurs milliers de personnes, à l’initiative de l’association Tamij Sangam. Fait notable, cette association a choisi la date du Dipavali 2026 pour lancer son site internet, qui propose des actualités culturelles et religieuses ainsi que la version en ligne de son magazine, Sangam. Depuis trois décennies, la tradition, née dans la commune de l’Est, s’est étendue à tout le territoire. “De plus en plus, les collectivités se sont appropriées cette fête culturelle. Dans toutes les villes aujourd’hui, on célèbre ce Dipavali. Ça montre que La Réunion vit à travers les manifestations religieuses des différentes communautés”, observe Jean-Luc Amaravady, pour qui la transmission de la connaissance et la philosophie hindoue sont essentielles “pour que nous puissions avancer ensemble surtout dans le monde dans lequel nous vivons actuellement”.

En cette période, les opérateurs locaux multiplient les événements aux quatre coins de l’île : défilés, spectacles et ateliers permettent de découvrir la culture indienne. À Saint-André, la ville propose trois jours de fête au Parc du Colosse, du vendredi 13 au dimanche 15 novembre, avec le traditionnel défilé de chars sur l’avenue de la République samedi en fin de journée, réunissant plus de 100 associations. À Saint-Pierre, les festivités se tiendront les 14 et 15 novembre sur le front de mer. Saint-Louis donnera rendez-vous le samedi 28 novembre sur l’esplanade de la ZAC Avenir pour un grand spectacle, précédé d’un défilé des associations en fin d’après-midi.

À Saint-Paul, un village du Dipavali s’installera dès le mardi 10 novembre sur la place du marché forain avec plusieurs animations, un grand défilé partant en début de soirée du parvis de la mairie. Samedi 14 novembre, la ville offrira également des visites gratuites de temples, sur réservation. À Saint-Leu, les quartiers de Piton et de Portail accueilleront un programme riche du 10 au 13 novembre : visite du temple de Portail, découverte des légumes lontan indiens, atelier de drapage de sari, bal tamoul, danses indiennes et grand défilé le vendredi 13 novembre, du stade de Piton à la Place du Foirail, dès 18h. Dans d’autres communes, comme à Trois-Bassins, la célébration a déjà eu lieu les jours précédents. Reste à savoir si l’édition 2026, portée par un nombre croissant de collectivités, confirmera l’audience de ces trois dernières décennies.

Questions-réponses

Quand le Dipavali 2026 est-il célébré à La Réunion ?

Le 8 novembre 2026, selon le calendrier hindou, avec des rituels à la maison ou dans les temples le matin et des visites familiales l'après-midi.

Quelle est l'origine réunionnaise de cette tradition ?

Elle remonte au début des années 90 : les premières célébrations ont été organisées à Saint-André dès 1990 par l'association Tamij Sangam, réunissant déjà plusieurs milliers de personnes.

Quels événements sont prévus dans les communes ?

À Saint-André, trois jours de fête au Parc du Colosse du 13 au 15 novembre avec un défilé de chars sur l'avenue de la République ; à Saint-Pierre les 14 et 15 novembre sur le front de mer ; à Saint-Louis le 28 novembre à la ZAC Avenir ; à Saint-Paul un village du Dipavali dès le 10 novembre ; à Saint-Leu un programme du 10 au 13 novembre dans les quartiers de Piton et de Portail.

Quelle est la symbolique du Dipavali ?

La victoire du bien sur le mal, du savoir sur l'obscurantisme et de la lumière sur les ténèbres. Dans le sud de l'Inde, il commémore la victoire de Krishna sur le démon Narakasura ; dans le nord, le retour de Rama et Sita à Ayodhya après 14 ans, selon le Ramayana. C'est aussi l'occasion d'honorer Lakshmi, déesse de la prospérité.