Sept voyageurs bloqués à Nice : une confusion entre Maurice et la Mauritanie leur fait rat

Sept passagers mauriciens refusés à l'embarquement à cause d'une confusion de nationalité.

Une femme de 90 ans attendait son vol pour Rome à l’aéroport de Nice. Elle ne le prendrait jamais, du moins pas à l’heure prévue.

C’est la fille de l’un des passagers qui a raconté les faits à Nice Matin. Le groupe qu’accompagnait cette nonagénaire comptait sept personnes: cinq ressortissants mauriciens et deux Français, la plupart âgés d’environ 70 ans. Tous étaient en règle. Tous avaient leurs documents. Et tous se sont vu refuser l’accès à leur vol EasyJet vers Rome, ce mardi-là, à cause d’une confusion entre l’île Maurice et la Mauritanie.

L’agente chargée du contrôle des passeports a estimé que les voyageurs mauriciens devaient disposer d’un visa pour entrer en Italie. Une responsable a confirmé cette exigence, convaincue d’avoir affaire à des détenteurs de passeports mauritaniens. Les passagers ont expliqué l’erreur. Personne ne les a écoutés. Ce n’est qu’après l’intervention de la police aux frontières que la confusion entre les deux nationalités a été identifiée.

Trop tard.

L’avion n’avait pas encore décollé, mais le temps nécessaire pour retirer leurs bagages de la soute a suffi à sceller leur sort. Sept personnes, dont une femme de 90 ans bénéficiant d’une assistance, se sont retrouvées dans l’aérogare des Alpes-Maritimes, privées d’un vol auquel elles avaient pleinement droit.

Pour la nonagénaire bénéficiant d’une assistance aéroportuaire, cette attente prolongée dans un terminal représentait bien plus qu’un simple contretemps. Pour l’ensemble du groupe, plusieurs heures d’une journée censée commencer à Rome se sont consumées dans l’aéroport niçois, entre démarches et incertitude.

EasyJet a finalement reprogrammé le groupe sur un vol en soirée et distribué des bons de restauration. Les voyageurs sont arrivés à Rome vers 22h30, avec plusieurs heures de retard sur leur itinéraire initial.

Par la suite, le groupe a adressé un courrier formel à la compagnie. Ils y dénoncent un refus d’embarquement injustifié et réclament une indemnisation au titre du règlement européen sur les droits des passagers aériens. Contactée par Nice Matin, EasyJet n’avait formulé aucun commentaire au moment de la publication.

Ce que ces sept personnes attendent aujourd’hui, c’est une réponse. Leur demande, ancrée dans le droit européen, reste sans suite. La compagnie se tait. Et la question de savoir si une erreur aussi évidente sera reconnue et compensée demeure entière.

Questions-réponses

Pourquoi ces sept voyageurs ont-ils été refusés à l'embarquement à Nice?

L'agente chargée du contrôle des passeports, puis une responsable, ont confondu l'île Maurice avec la Mauritanie et ont estimé à tort que les passagers mauriciens devaient disposer d'un visa pour entrer en Italie.

Qui composait ce groupe de voyageurs et quel était leur état de préparation?

Le groupe comptait sept personnes: cinq ressortissants mauriciens et deux Français, la plupart âgés d'environ 70 ans, dont une femme de 90 ans bénéficiant d'une assistance. Tous étaient en règle et munis de leurs documents.

Comment la situation s'est-elle résolue le jour même?

Après l'intervention de la police aux frontières, la confusion a été identifiée, mais trop tard pour embarquer. EasyJet a reprogrammé le groupe sur un vol en soirée et distribué des bons de restauration; les voyageurs sont arrivés à Rome vers 22h30.

Quelle démarche le groupe a-t-il entreprise après l'incident?

Le groupe a adressé un courrier formel à EasyJet pour dénoncer un refus d'embarquement injustifié et réclamer une indemnisation au titre du règlement européen sur les droits des passagers aériens. La compagnie n'avait formulé aucun commentaire au moment de la publication.